Copyright © 2007 Road to Jacksonville
Webmaster :
Patrice GROS (CountryMusicRadioMagazine.com)
Tous droits reservés.
Design par Zion pour Kitgrafik.com
ntvie

Interview CHRIS GATES


par Philippe Archambeau, traduction Yves Philippot-Degand. http://www.chris-gates.com
Nous sommes Français et grands passionnés de Southern Rock Music, nous réalisons un site web www.roadtojacksonville.com pour parler (encore et toujours!) de notre musique favorite.

Merci de nous accorder cette interview.

RTJ : Commençons par le début : peux-tu nous dire d’où tu es originaire et comment tu as commencé la musique ? Quels ont été tes débuts ?

CHRIS GATES : Depuis que je suis tout gamin j’ai voulu être musicien. Je me souviens avoir regardé les Rolling Stones à l’ Ed Sullivan show quand j’avais 7 ans (en 1968), et à partir de cet instant j’ai su que je voulais jouer de la guitare dans un groupe de rock. J‘ai grandi à côté du campus de l’Université du Texas et il y avait des tas d’étudiants dans mon voisinage, et j’ai commencé à acheter des disques d’occasion dans les dépôts vente chaque fois que je pouvais en trouver. Qu’importe d’ailleurs de quelle musique il s’agissait pourvu que ce soit du rock and roll. J‘ai eu ma première guitare à 13 ans et depuis lors je n’ai jamais cessé de jouer.

RTJ : Y avait-il de la musique chez toi en famille quand tu étais jeune ? Cela t’a-t-il inspiré ?

CHRIS GATES : Dans la maison où j’ai grandi, il y avait beaucoup de musique. Mon grand-père du côté de mon père jouait de la guitare bluegrass, et ma mère était une pianiste classique professionnelle et une chanteuse d’opéra qui a chanté pendant une courte période de sa jeunesse avec New York Metropolitan Opera. A l’époque où j’ai grandi, ma mère était professeur de piano, et j’ai donc pris quelques leçons de piano. Si seulement je m’étais coltiné le piano (que j’ai recommencé à apprendre aujourd’hui), mais à cette époque tout ce que je voulais, c’était jouer de la guitare. On m’a aussi encouragé à jouer dans l’orchestre de l’école et j’ai fini par apprendre à jouer de la trompette, du trombone, du tuba et de la batterie alors que je faisais partie de l’orchestre au collège et au lycée.

RTJ : On t‘a d’abord connu comme première gâchette dans JUNKYARD qui avait une touche de southern rock. Qu’est ce qui a manqué au groupe pour réussir d’après toi ?

CHRIS GATES : Junkyard était (et est) un super groupe. J’étais en tournée avec un autre groupe en 1985 et j’ai croisé pas mal d’amis à L.A. (Los Angeles, N.d.T.) qui venaient de former des groupes de rock.
Je suis allé à une soirée une nuit dans le sous-sol d’un endroit appelé le Mallaga Castle à Hollywood,
où j’ai vu Faster Pussycat jouer un de leurs premiers shows et Guns & Roses leur cinquième show, et j’ai décidé à partir de cet instant précis qu’il fallait que je déménage pour L.A. et que je forme un groupe de rock. A cette époque, tous les groupes de L.A. s’habillaient comme des filles et essayaient
de sonner comme Poison, et je voulais former un groupe influencé par AC/DC, ZZ Top, Ted Nugent et Skynyrd.

Une fois Junkyard formé, nous avons réussi à avoir un accord avec Geffen et nous avons fait notre premier disque. Dès le début, nous étions très différents de la plupart des autres groupes de rock de la fin des 80’s, mais nous avons réussi à trouver une base de fans loyaux et fanatiques. A l’époque où nous avons fait notre second disque, drogues et alcool nous causaient beaucoup de problèmes comme µà beaucoup de nos amis, et notre second disque fut un disque assez sombre, raison probable pour laquelle il ne s’est pas aussi bien vendu que le premier. En fin de compte, la raison pour laquelle Junkyard n’a pas connu plus de succès, c’est Nirvana. Une fois que « Nevermind » eût frappé et que la musique Grunge a décollé, personne n’en avait plus rien à faire des groupes de rock. Nous avons essayé de quitter Geffen et de trouver un accord avec un label qui nous soutiendrait, mais ils étaient tous en train de chercher le prochain Nirvana ou Alice in Chains, alors nous avons décidé de nous arrêter là pour le moment. En tous cas pour un moment…

RTJ : Vous avez fait une tournée en Europe il y a deux ans, comment cela s’est il passé ?

CHRIS GATES : Junkyard a fait de petites tournées en Espagne il y a quelques années, mais c’était la première fois que nous pouvions jouer partout. Ce fut un super voyage. Les gens étaient partout fantastiques et les shows étaient de la bombe.

RTJ : Y aura-t-il encore une tournée avec JUNKYARD ?

CHRIS GATES : Là maintenant les plans pour plus de Junkyard (tours, new CD…) sont en attente parce que nous sommes tellement occupés par le reste, et j’espère encore que nous trouverons un moyen pour faire passer bientôt Gatesville en Europe.

RTJ : Tu as aussi joué dans BIG BOYS, peux tu nous en dire plus sur ce groupe ?

CHRIS GATES : Les Big Boys ont été mon premier véritable groupe. En 1979 en Amérique, il y avait moi assis dans ma chambre à jouer sur ma guitare et Journey dans une arène de 18 000 places assises, et pas grand chose entre. Très peu de musique locale, et il semblait impossible pour un mec comme moi d’être un jour dans un groupe de rock. Et à ce moment-là arrive le punk rock, qui a dit  “Baisez toute cette grosse machine institutionnelle du rock, contentez-vous d’y aller et de faire quelque chose». Une florissante scène de musique alternative/underground commença à se développer à Austin vers 1978, et en 1979 deux de mes meilleurs amis et moi avons décidé que nous allions former un groupe. Tim Kerr jouait de la guitare depuis plus longtemps que moi (et était quand même un peu meilleur), mais j’avais une guitare et un ampli, alors nous avons tiré à pile ou face et j’ai perdu, de sorte que je me suis retrouvé à la basse. C’était la meilleure chose qui pouvait arriver, parce que la musique était meilleure, et de LOIN, avec Tim à la guitare et moi à la basse que ce qu’elle aurait été dans l’autre situation.

Musicalement nous étions un groupe aventureux. La majeure partie de ce que nous faisions sonnait comme les groupes post-punk comme Gang of Four et les Minutemen, mais nous faisions aussi quelques morceaux hardcore thrash et quelques morceaux funk conventionnels avec une section de vents (y compris une reprise de « Hollywood Swinging » par Kool and the Gang !). J’ai appris à écrire des morceaux avec les Big Boys, et j’ai aussi appris comment mettre en scène un show rock qui déchire. Ce fut une étape importante pour moi, et sans les Big Boys et la scène punk d’Austin, je n’aurais pas fait ce que j’ai pu faire musicalement.

RTJ : Passons à ton actualité, peux tu nous présenter ton groupe ?
Comment as-tu rencontré tes musiciens ?

CHRIS GATES : Gatesville est un groupe d’enfer. Je me charge de toutes les parties de chant et de l'écriture des morceaux, et je partage le boulot aux guitares avec Tony Redman. Tony est un des meilleurs guitaristes que j'ai jamais vus. Les gens l'ont appelé le Zak Wilde du Hillbilly. Tony et moi avons une bande d'amis communs, mais nous ne nous étions jamais rencontrés, et à l'époque, quand j'ai essayé de former le groupe pour la première fois, 4 ou 5 personnes différentes lui ont dit qu'il fallait qu'il vienne me parler de la possibilité de jouer ensemble. Il s'est pointé à une audition et nous avons commencé à parler et à jouer ensemble, et au troisième morceau ça a cessé d'être une audition pour commencer à être une répétition. Nous jouons toujours ensemble depuis. Je dois sans arrêt m'entraîner pour continuer à être au niveau avec lui, et quand il est en état de grâce, il n'y a pas de meilleur picker au monde. Paul Soliz joue de la batterie pour Gatesville. Il a rejoint le groupe il y a environ 4 ans et la musique s'en est tout de suite mieux portée. Paul déchire vraiment. La dernière pièce du puzzle s'est mise en place quand j'ai trouvé Scott Womack pour jouer de la basse. Scott joue depuis des années et a collé parfaitement avec le groupe. Une fois que nous avons eu les quatre membres en place, la musique a vraiment commence à décoller. Nous avions déjà commencé à faire des soli en harmonie, mais avec Scott et Paul nous sommes devenus capables de partir en plus dans des improvisations de longue durée dans tout un paquet de nos morceaux. Nous étions en train de jouer la musique que nous aimions, et très rapidement, il est apparu que nous avions créé un putain de monstre de rock sudiste. Personne ne semblait plus prêt à jouer du rock sudiste (probablement parce que cela nécessite à la fois du talent et de l’ENTRAÎNEMENT) donc on s’est dit que nous ferions mieux de faire quelque chose à ce sujet…

RTJ : Ton groupe le Chris Gates Band vient de sortir un deuxième disque, disons le carrément,
j’ai hâte de vous voir sur scène, c’est rare, mais déjà pensez-vous venir en Europe ?

CHRIS GATES : Le groupe est Chris Gates & Gatesville, et nous sommes un groupe live d’enfer. Notre dernier disque « Welcome to Gatesville » est sorti à la fin de l’année dernière et je pense que c’est le meilleur disque que j’ai jamais fait avec un des groupes dont j’ai fait partie. Ceci posé, ce n’est rien en comparaison avec un de nos shows live. Nous avons récemment été contactés par un festival français de musique, et ils s’entretiennent actuellement avec le promoteur européen qui s’est occupé de toutes les tournées de Junkyard. Nous essayons de mettre sur pied une tournée pour le printemps prochain qui comprenne un festival en France en même temps qu’un nombre de concerts dans des bars. On crève de venir jouer pour vous les mecs …

RTJ : Peux-tu nous dire comment et où a été enregistré ton disque ?

CHRIS GATES : « Welcome to Gatesville » a été enregistré aux White Door Studios à Dripping Springs Texas. Dripping Springs se situe à environ 30 minutes à l’extérieur d’Austin TX au milieu de la région des collines du Texas. Le studio, à qui il appartient, est exploité par Sean Rollie, qui a d’ailleurs enregistré aussi le disque. J’ai produit le disque, et avant que nous ne commencions j’ai passé plusieurs semaines à écouter quelques-uns de mes disques favoris et à revenir dessus – Second Helping de Lynyrd Skynyrd, Tres Hombres de ZZ Top, Idlewild South des Allman Bros, ainsi que de la musique de Steve Earle, John Mellencamp et Tom Petty. Je voulais me familiariser à nouveau avec le son des guitares et par dessus tout la production de ces groupes qui ont influencé ce que j’étais prêt à enregistrer, et aussi me souvenir que la plupart de mes disques préférés n’offraient pas des prestations parfaites. Si on se replace dans les 70’s la plupart des groupes enregistraient les pistes de base live, et le fait de capturer un bon feeling était plus important que de jouer chaque note parfaitement. Je voulais enregistrer de la même façon, c’est pour ça que partout où c’était possible nous avons enregistré les pistes de base live, avec tout le monde en train de jouer en même temps, et ensuite nous sommes revenus dessus et avons overdubbé les voix, etc… Je pense qu’avant tout ça a produit un meilleur disque.

RTJ : Votre disque Welcome to Gatesville, est déjà une invitation dans son titre, qu’est ce qui a motivé votre choix de reprendre Simple Man issu du premier disque de Junkyard, et dans une version bien plus longue que l’original datant de 1989, pour une durée de 8 minutes 27 secondes de bonheur avec une cavalcade de guitares…sudistes?

CHRIS GATES : Je n'ai jamais programmé de jouer quoi que ce soit de Junkyard avec Gatesville, mais Tony voulait faire Simple Man, alors nous l'avons ajouté au set. Au début, nous le jouions avec le même arrangement que dans Junkyard. Avec le temps, nous avons commencé à l'allonger. D'abord, nous avons juste fait jouer par Tony le solo principal et il le jouait de la longueur qu'il voulait, ensuite nous avons écrit le break de guitares en harmonie au milieu du passage solo et nous avons ajouté mon solo au début de la fin. Avec le temps le morceau a duré de plus en plus longtemps. Les bonnes nuits, il peut durer 15 minutes. C'est un feeling tellement extraordinaire de jouer avec des musiciens qui savent écouter et suivre et s'adapter en temps que groupe, et nous avons du coup commencé à nous permettre des passages en solo dans beaucoup d'autres morceaux.

RTJ : Peux-tu nous raconter l’origine de ce titre Simple Man et le souvenir de son enregistrement avec Duane Roland et Al Kooper ?

CHRIS GATES : Simple Man a été un des premiers morceaux que j'ai écrits pour Junkyard – et même avant que je ne forme le groupe. C'était un de ces rares morceaux qui se sont tout simplement écrits tout seuls. J'ai eu l'idée de la chanson, me suis assis avec ma guitare et un stylo et du papier, et 5 minutes plus tard, c'était terminé. J'aime quand ce genre de choses arrive.

Une des meilleures choses dans le fait d'être membre de Junkyard était que ça me permettait de rencontrer (et quelquefois de jouer avec) quelques uns des musiciens que j'ai toujours aimés à l'époque où je grandissais. Avec les années, je me suis mis à traîner avec une bande de mecs que j'avais écouté en grandissant, alors quand nous avons eu l'opportunité de travailler avec Tom Werman (qui a produit Ted Nugent, Molly Hatchet, Cheap Trick et Motley Crue), nous avons sauté sur cette chance. Pendant l'enregistrement du disque, je n'ai pas arrêté de demander à Tom de me raconter des histoires sur la façon dont s'étaient élaborés certains de mes disques préférés. Quand nous avons commencé à travailler sur Simple Man, j'ai commencé à décrire les parties de piano et d'orgue B-3 que je voulais avoir sur le morceau, et j'ai dit « tu sais – comme Al Kooper », ce à quoi il a répondu « Pourquoi n'appelons-nous pas tout simplement Al ? » Mr. Kooper a été un mec tellement charmant, et rien que de s'asseoir dans la salle de contrôle en l'écoutant (AL KOOPER !) jouer sur ma chanson m'a tout bonnement scotché. C'était parfait, juste parfait. Il m'a fallu plusieurs essais pour jouer la partie de slide du morceau, mais je n'ai jamais été très bon à la slide, alors Earl Slick (qui habitait à l'époque avec notre ingénieur) est venu et a bouclé le truc.

Duane Roland est venu dans le studio pour rendre visite à Tom alors que Molly Hatchet se produisait à L.A., et en fait nous lui avons collé une guitare dans les mains et nous l'avons fait jouer un des solos sur le disque. Aucune chance que nous laissions CETTE opportunité s'échapper.

RTJ : Es-tu ami avec Dan Baird ou les Dusters ? Les titres comme « Those were the days » ou « I'm Not Your Man » ou encore « Southern Man » sont dans la lignée de ces groupes.

CHRIS GATES : Je suis un grand fan des Georgia Satellites, mais je ne suis pas familier avec les Dusters… Quand j'ai fini d'écrire « I’m not your man » et que j'ai essayé d'imaginer comment je voulais le jouer, le second ou troisième truc que j'ai essayé était une approche à la Georgia Satellites et c'était celle qui collait. Après avoir écrit le riff pour Southern Man, tout ce à quoi je pouvais penser était Gimme Back My Bullets… Je ne renâcle pas à montrer mes influences.

RTJ : « Devil's On My Trail » est plutôt lui dans la lignée Molly Hatchet version Danny Joe Brown, est-ce une influence dont tu te réclames?

CHRIS GATES : Je pense que, plutôt que Molly Hatchet en tant que telle comme influence, Danny Joe Brown et moi avons convergé vers le même endroit à cause d'un même lot d'influences. J'ai grandi en écoutant Billy Gibbons, du hard rock comme Deep Purple, tous les premiers super groupes de rock sudiste (J'ai vu Skynyrd sept fois entre 75 et 79, plus les Outlaws, Charlie Daniels, The Allmans,
Wet Willie, Grinderswitch, Elvin Bishop, etc…) aussi bien que du Texas blues comme Lightnin’Hopkins
et Mance Lipscomb.

RTJ : Quel est ton titre préféré sur ce disque ?

CHRIS GATES : Ooh mec, c'est comme dire « quel est celui de vos enfants que vous aimez le plus ?… » Chaque chanson sonne exactement de la manière dont je voulais. J'aime les duels de guitare sur Lowdown & Dirty- j'ai voulu faire ça depuis le jour où j'ai vu des photos de Duane Allman et Eric Clapton assis sur leurs amplis à échanger des solos pendant les sessions de Derek and the Dominoes. La version rallongée de Simple Man n'était pas destinée à finir sur le disque, mais ce jour-là nous avions fini d'enregistrer et il nous restait du temps, alors nous avons appuyé sur “enregistrement” et nous l'avons laissée exploser. C'est venu tellement bien qu'on n'a pas pu s'en séparer.

Et j'aime l'espace, le rendu brut de Loving You, avec juste moi et Tony, jouant assis dans une pièce …

RTJ : Ta voix sur « Loving You » a des intonations de Tom Waits, es-tu fan de lui ?

CHRIS GATES : J'aime les premiers Tom Waits. Quand j'avais environ 14 ans la mère d'un de mes amis a passé pour moi son disque « Small Change », et la vie n'a plus jamais été la même. Elle m'a également initié à John Prine, qui est aussi une énorme influence dans ma façon d'écrire les morceaux.

RTJ : Ton titre « Come see About Me » m’a rappelé Calvin Russell. Il était Texan comme toi,
il vient de décéder et il était très populaire en France. Le connaissais-tu?

CHRIS GATES : Calvin et moi avons croisé nos chemins un paquet de fois. Austin est une petite ville (agglomération d'1,8 millions d'habitants, dont près de 800 000 pour Austin même, 4ème ville du Texas et 16ème des U.S.A., une toute petite ville... N.d.T.), particulièrement au niveau de la communauté musicale, et si vous y traînez assez longtemps, à la fin vous connaissez tout le monde au moins un peu. Il avait une super façon d'écrire et je suis fier de voir un de mes morceaux comparé aux siens.
Il semblerait que nous soyons tous les deux deux hommes du Texas à la vie difficile…

RTJ : Pour nos lecteurs guitaristes, peux tu détailler ce que tu utilises, guitares et amplis ?

CHRIS GATES : A l'heure actuelle ma principale guitare est une Gibson Les Paul 1961 reissue de 2001 avec un corps creusé et des micros Burstbucker, et je joue sur un ampli combo 100 watts Peavey 5150 2x12. Tony joue sur une Fender Telecaster dotée de micros spécialement bobinés branchée sur un ampli Victoria 100 watts qui est la réplique d'un Fender tweed Twin Reverb des 50's aux connections faites à la main. Scott joue sur une basse Gibson Thunderbird branchée sur un ampli Ampeg et Paul joue sur
une batterie DW.

RTJ : Arrivez-vous à tourner dans l’ensemble des USA ?

CHRIS GATES : La plupart du notre temps se passe dans et autour du centre du Texas.
Avec le coût si élevé d'une tournée (prix du carburant, etc…) et très peu de support radio,
tourner au niveau national est juste trop onéreux.

RTJ : As-tu eu l’occasion de jouer avec Point Blank ? Les connais-tu ?

CHRIS GATES : Mec, j'ai été un fan de Point Blank dès leur premier album, mais je n'ai jamais eu la chance de les rencontrer ou de faire un quelconque show avec eux. Pourtant, ça sonnerait comme une affiche d'enfer ! (A RTJ, nous avons la chance immense de les connaître un peu, nous pouvons passer
le mot...
N.d.T.)

RTJ : Comment définirais-tu le Southern Texas Rock ?

CHRIS GATES : Hell, je ne sais pas… Le rock sudiste est un mélange compact de blues et country avec de plus gros amplis… Le rock sudiste a ramené la chanson qui raconte une histoire de la country music pour en faire une part du rock. Le Texas est l'endroit où le Sud rencontre l'Ouest. Le nord-est du Texas ressemble beaucoup plus au Sud profond, et plus tu vas vers l'ouest, plus ça devient une région de cowboy. Toutes ces influences régionales, plus la proximité du Mexique, tout ça joue un rôle dans la musique au Texas.

RTJ : Si tu devais finir ta vie sur une île déserte, quels sont les 5 disques
que tu emmènerais avec toi ?

CHRIS GATES :

Jackson Browne – Late For The Sky (des chansons incroyables –
Je l'écoute toujours 35 ans après sa sortie)

Allman Bros – A Decade of Hits 69-79 (Je sais que je triche là
mais je ne pouvais pas n'en sélectionner qu'un)

Billy Joe Shaver – Honky Tonk Heroes (Il devait y avoir du Billy Joe)

John Prine – John Prine (le meilleur songwriter américain dans les 70's)

ZZ Top – Tres Hombres (ce disque a changé ma vie)

RTJ : Voilà, je ne vais pas te prendre plus de temps, mais si tu veux conclure cet entretien en t'adressant aux fans européens qui passent sur notre site, ce serait sympa...

CHRIS GATES : Mec, je vais te dire un truc, c'est génial que tant de gens en Europe aiment encore le rock sudiste. Nous allons faire tout ce que nous pouvons pour débouler jusqu'ici et tout déchirer, au format texan, pour vous aussitôt que nous le pourrons. En attendant, écoutez tous le CD
et continuez à être géniaux !